Le handicap : une barrière à la vie affective, sexuelle et à la parentalité ?

De nos jours, les questions liées à la vie affective, amoureuse et sexuelle des personnes handicapées reste un tabou. Bien que les consciences des personnes concernées de près ou de loin (professionnels, parents, accompagnants, institutions juridiques et sociales) aient évolué, il reste malgré tout de nombreuses contraintes à une pleine et entière liberté des handicapés dans ce domaine.

De l’évolution des consciences – La théorie

Le pic de l’épidémie du VIH, vers le milieu des années 90, a retenti auprès des institutions spécialisées, des professionnels mais aussi des parents, comme un puissant révélateur d’une réalité jusque là restée tabou : la sexualité chez les personnes handicapées.

Quid de la pratique sexuelle pour des personnes en situation de handicap ?
Comment éduquer, anticiper et préparer les personnes handicapées ou polyhandicapées à la vie affective, amoureuse et sexuelle ?
Comment identifier clairement le consentement chez des personnes handicapées mentales qui ne peuvent pas toujours l’exprimer ?
Sexualité et handicap mental : comment les associer de façon éthique et harmonieuse ?

De nombreuses questions liées à la sexualité des handicapés ont été soulevées. Si les premières réglementations furent d’ordre sanitaires, elles ont depuis évolué vers plus d’accompagnement et une plus grande prise en compte des aspirations des personnes handicapés en matière de vie affective, de sexualité mais aussi du désir d’être parent.

Aux contraintes liées à la réalité – La pratique

Si une grande partie des établissement médico sociaux sont aujourd’hui tournés vers plus d’éducation et d’encadrement en matière de handicap et vie affective, la mise en œuvre n’est pas sans rencontrer quelques difficultés au sein des structures. En cause :

  • La protection des personnes handicapées et/ou des tiers (prévention des risques de maladies sexuellement transmissibles, éducation sexuelle, prévention des abus sexuels et des violences sexuelles)
  • La vie en collectivité où droits et libertés de chacun doivent exister en toute harmonie
  • La réglementation interne confrontée à la loi et à la réalité des besoins des fondamentaux des personnes handicapées.
  • Etc.

Trop souvent encore, les handicapés ou polyhandicapés qui vivent au sein de structures spécialisées connaissent la frustration de l’absence de vie affective et sexuelle.

Pourtant les domaines du droit et de la santé reconnaissent l’aspect fondamental et libre pour toutes les personnes de gérer leur vie affective et sexuelle comme ils l’entendent. En dehors de toute considération de handicap ou de non-handicap.

Légalement, toute personne a le droit d’entretenir des relations avec des proches, le libre choix de son orientation sexuelle, la libre organisation de sa vie affective et sexuelle.

Côté santé, l’OMS a clairement défini la “santé sexuelle” que chacun peut “rechercher” :

La santé sexuelle est un état de bien-être physique, mental et social dans le domaine de la sexualité. Elle requiert une approche positive et respectueuse de la sexualité et des relations sexuelles, ainsi que la possibilité d’avoir des expériences sexuelles qui soient sources de plaisir et sans risque, libres de toute coercition, discrimination ou violence.

Dans ces domaines, il apparaît comme évident de respecter la vie privée de chacun qui sert de base au développement de l’intimité en ayant suffisamment éduquer et préparer les individus afin de les rendre responsables, conscients et consentants.

De la difficulté d’associer la théorie à la pratique

Dans les faits, il est difficile de créer toutes les conditions requises pour que les patients handicapés aient, au même titre que tout individu, la possibilité de s’épanouir pleinement dans leur vie sexuelle et affective.

Une formation vie affective des personnes handicapées est indispensable afin d’aider les professionnels à adopter les bons reflexes face à ces situations. Il est nécessaire de sensibiliser les institutions afin de favoriser une intégration pleine et entière des personnes handicapées et polyhandicapées au monde qui les entoure, car cela passe aussi par le développement d’une vie affective saine.

 

Au delà de la sexualité : le désir de parentalité !

Avoir envie de devenir parents est un sujet auquel les personnes en situation de handicap (mental, physique ou polyhandicap) aspirent parfois et qui nécessite là aussi la mise en place d’informations et de formation. Que ce soit pour les handicapés eux-mêmes, leurs familles et leurs accompagnants professionnels.

Epsilon Melia couvre, grâce à ses formations, l’ensemble du sujet : de la vie affective et sexuelle, en passant par le désir de devenir parents chez les personnes handicapées et polyhandicapées jusqu’à l’accompagnement à la parentalité chez les personnes handicapées.

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